Pédro Kouyaté

Presse

Il prend pour racines la musique de la confrérie secrète des chasseurs mandingues, puis l’agrémente de toutes les sonorités de sa modernité – jazz, électricité… Le Malien Pédro Kouyaté, remarqué lors du dernier festival Musiques Métisses à Angoulême, en mai dernier, propose une potion originale, magique et envoûtante. Découverte. « J’aime le côté gnawa, le bordel, les verres cassés… ». Avec son sourire ravageur d’enfant terrible, le Malien Pedro Kouyaté, quarantaine alerte, s’impose en homme libre. Libre est sa musique ; libre sa stature ; libre son discours… Sur la scène Mandingue du festival Musiques Métisses, du 17 au 19 mai dernier, à Angoulême, ce « sans étiquette », virtuose du kamele ngoni (le « luth des griots »), esprit à la voix éraillée, a laissé libre cours à ses harmonies intérieures, à ses dissonances, sa joie, sa foi et son chamanisme, sublimés par l’écrin de son groupe, le Mandinka Transe Acoustique : Nelson Hamilcaro à la basse, Florent Dupuit au saxophone, Renaud Ollivier à la batterie. (…)

Inouïe, sa musique prend source à celle, mystique, des chasseurs mandingues, dans le village de sa mère, à 300 km de Bamako. (…)

Dans son Mandinka Transe Acoustique, tout l’irrigue : les envolées free jazz, les ballades hypnotiques où vient scander sa voix et accoster sa poésie, les digressions électriques du kamale ngoni… Comme un chasseur en goguette, libre de tous mouvements, il traque les sons du monde, collectés dans sa besace. Dans son bouillon éclectique et profondément original, il synthétise les racines, modernise le son de la terre, celui du feu, de l’eau, de l’air : « les choses essentielles de la vie, celles qui reviennent et ne se perdent jamais », résume-t-il. (…)

Parce que « la parole mange l’homme », Pédro ne saurait trop s’engager politiquement, même si, comme ses compatriotes, il en appelle à l’unité de son pays. L’essentiel est ailleurs : dans son attitude sans faux-semblants, dans sa puissance d’interprétation, dans son énergie contagieuse, dans sa nature sauvage et sans ornière, propice à l’émergence de toutes les rêveries, de toutes les créations…

ITVPedroKouyaté-Sept2015


 
Le courrier - L'essentiel, autrement

Pedro Kouyaté,
blues en sous-sol

(…)
« Tramontane » s’inscrit dans le prolongement de ses trois précédents disques, One (2007), Two You (2010) et Live (2012), mais les transcende. «Mes autres albums sont des tableaux de Pierre Soulages, des variantes de noir, des photos de moments vécus. La Tra­montane est mon véritable CV», juge Pedro Kouyaté, pour qui les an­nées parisiennes n’ont pas toujours été une sinécure…
Sur ce disque, on entend le blues de Skip James et Blind Willie Johnson, mais aussi la grande tradition mandingue, et l’on voit en effet défiler la vie de ­Pedro Kouyaté. On découvre également sa marque de fabrique: une drôle de façon de scander ses ­paroles en français ou en bambara, à mi-chemin entre le chant et la réci­tation, (…)
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Jeune Afrique - Toute l'actualité africaine en continuMali : Pédro Kouyaté…
métro, tempo, brio !

Après avoir exploré le monde et la tradition mandingue avec les plus grands, Pédro Kouyaté s’est posé dans le tube parisien. Entre deux concerts, le Malien envoûte les passants.

Les visages sont fermés, les mâchoires serrées, les corps bousculés. Une foule compacte vous étouffe. Vous devez jouer des coudes pour survivre dans la jungle parisienne. C’est l’heure de pointe.

Chacun se prépare à affronter la journée et presse le pas. Les galeries du métro ne désemplissent pas. Difficile de se frayer un chemin… quand soudain le temps suspend son vol. Quelques notes de guitare – ou de kora, l’on ne sait trop – résonnent, discrètes d’abord. Vous n’y prêtez guère attention. Vous pensez déjà à la réunion qui vous attend, à l’article qu’il vous faudra écrire.(…)

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Logo rfi musiquePédro Kouyaté, le chant du chasseur.
Portrait d’un musicien éclectique

 


L’édito Culture du journal Humanité

Un coup de cœur d’Helmie, parmi cette séconde édition du Bis? «Le Pédro Kouyaté Band, dont le leader malien, à la guitare et au ngoni, élabore un rafraîchissant afro jazz-rock mandingue.


Festival AfricajarcLe Mali à l’honneur à Cajarc.

La soirée du vendredi soir sur la grande scène du festival était dédiée à de grands musiciens maliens et placée sous le signe de la paix et de l’appel à l’unité au Mali. Cette Nuit du Mali s’est ouverte avec Tende Disswat, un groupe formé autour de femmes tamashe. Pedro Kouyaté a pris le relais, lui aussi porteur d’une tradition malienne : celle des chasseurs mandingues. Il prend pour racine la musique de cette confrérie secrète à laquelle il a confié appartenir, s’empare de la guitare ou du ngoni et crée une transe hypnotique avec son groupe, le Mandinka Transe Acoustique : Nelson Hamilcaro à la basse, Florent Dupuit au saxophone et Renaud Ollivier à la batterie. Très remarqué cette année au festival Musiques métisses d’Angoulême, Pedro Kouyaté a confirmé qu’il fallait désormais le compter parmi les grands. Il sera en concert les 4 et 5 août au festival Jazz in Marciac et à Paris le 2 novembre.
PAULINE PÉTESCH

Pédro Kouyaté : ENTRE TRADITION ET MODERNITE

Le très doué Pédro Kouyaté est basé en France depuis une dizaine d’années. Il a fait ses premières armes au sein du groupe « Symetric orchestre » dans les années 1995. Il jouait du djembé et parfois du Kamalen ngoni aux côtés des maîtres Toumani Diabaté, Kélètigui Diabaté, Bassékou Kouyaté. Cet orchestre animait les nuits chaudes de l’espace culturel « le Hogon » à Ntomincorobougou. Il obtient sa licence de socio-anthropologie à Bamako. Il quitte sa ville natale pour aller accompagner aux percussions (calebasse) le grand bluesman malien Boubacar Traoré Karkar. Sa musique percutante est à la fois inspirée de celle des chasseurs, et résolument contemporaine. (…)
« Pédro KOUYATÉ, accompagné de son groupe, le Mandinka Transe Acoustique, dessine une transe entêtante où se confondent ses origines de griot malien et ses influences occidentales, notamment jazz. »


World music matters Griot meets jazz on the Paris metro

World music matters . Sunday 17 June 2012 . By Alison Hird

Singer and n’goni player Pedro Kouyaté is the only Malian to have cut his teeth playing in the Paris metro. It was there he met some French jazz musicians with whom he went on to form the Mandinka Transe Acoustique band. He combines his griot storytelling tradition with his love of jazz. Their third album is out later this autumn. Now in his early 40s, Kouyaté started out with The Symmetric Orchestra run by one of Mali’s great kora players Toumani Diabaté. The orchestra draws mainly on griot musicians from across the old Mandé empire of west Africa.
Then when famed Malian guitarist and singer Boubacar Traoré needed a calebasse player for his tour in Europe, Kouyaté got his big break and the chance to come to Europe for the first tilme. “It was the chance of a lifetime,” he tells RFI with a laugh. “He’s the one who took me on the plane, holding my 20-euro calebasse. » That was then. Kouyaté’s recenlty come back from giving his own concerts in Japan where he has a strong following. And with the crisis in his native Mali, he’s using his voice and music to incite more help from the west. There’s no storytelling, just suffering.


« Adepte d’un ethnojazz où se croisent ses racines de griot et l’influence européenne, ce pertinent auteur/compositeur fait naviguer mots et notes en voltigeur espiègle d’une musique du monde. »


Jean-Marc Durand

Médiathèque Jacques Ellul de Pessac

« Le concert très festif de Pédro suivi de la projection du film « Foly », qui combine musiques et images réellement envoûtantes, ont été deux des plus beaux moments des Rencontres Africaines de Pessac. »


« Il chante, simplement accompagné de son instrument, le Kamélé N’goni, ou la guitare. Sa musique est fluide, légère, suave. Elle coule. Les gens s’arrêtent, silencieux, admiratifs. »


Est- ce de la soul façon James Brown ? Est ce de la musique griot ? Ou encore de la transe ? Surement un peu de tout. La dynamique inébranlable entre l’Afrique occidentale et l’Amérique du Nord n’a cessé d’influencer l’univers musical des deux continents. Pedro n’a pu y échapper. Sa musique non plus. Pedro Kouyaté, passionné, messager et anticonformiste, aime résolument sa vie. Cette joie, elle transpire dans l’ensemble de ses compositions, que ce soit en studio ou en concert.


« Le talentueux Pédro KOUYATÉ est aussi généreux sur scène qu’anonyme dans le public.
Ses notes ont résonné tard dans la nuit pour le plus grand plaisir de tous. »